
Publié par Thames & Hudson en 1987, Spraycan Art est apparu alors que le graffiti était encore en pleine expansion internationale. Henry Chalfant et James Prigoff ont montré comment un langage visuel associé au métro new-yorkais s'était répandu sur les murs et avait investi les villes des États-Unis, d'Europe et d'ailleurs.
Des trains new-yorkais aux murs du monde entier
Dans la lignée de Subway Art, cet ouvrage a élargi le champ d'étude, passant des trains peints aux fresques murales de grande envergure. Il a présenté des artistes new-yorkais confirmés aux côtés de scènes internationales émergentes et a démontré comment les contours, les flèches, les personnages, les effets tridimensionnels et les systèmes de couleurs ont été copiés, testés et transformés en fonction des contextes locaux.
L'Europe s'inscrit dans le mouvement
Pour les artistes européens, Spraycan Art était à la fois une source d'inspiration et une confirmation. Londres, Paris, Vienne, Barcelone et d'autres villes n'étaient plus de simples spectatrices d'une culture américaine ; elles participaient activement à un mouvement mondial. Un seul exemplaire circulait souvent au sein d'un groupe, d'une école ou d'un quartier et servait de manuel visuel partagé.
Pourquoi ce livre reste essentiel
Au même titre que Wild Style, Style Wars et Subway Art, Spraycan Art a façonné l'éducation visuelle d'une génération. Il a documenté la transition de l'imitation aux styles régionaux distincts et a accéléré le processus qu'il a lui-même enregistré en diffusant des images rares à travers le monde. Il demeure un ouvrage phare de l'histoire de l'art urbain mondial.
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